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Il existe des ouvrages méconnus qui mériteraient d’être lu. Ils sont passés aux oubliettes de l’histoire littéraire, ils n’apparaissent pas en tête de gondole. Et pourtant…

J’ai découvert « Moi qui n’ai pas connu les hommes » de Jacqueline Harpman (1929 – 20125) chez un bouquiniste ou dans une brocante, je ne sais plus, un de ces achats mystérieux poussé par une main invisible. Une belle surprise, il y a plusieurs années (Le livre coutait 35 Francs en 1996). Curieusement cette histoire ne m’a pas quitté, je ne l’oublie pas et je m’interroge toujours.

L’histoire est une Dystopie ( ou contre-utopie) un récit de fiction peignant une société imaginaire difficile ou impossible à vivre : 40 femmes enfermées sans qu’aucune ne connaisse les décideurs, le lieu, la cause de leur réclusion d’une absurdité quasi kafkaïenne.

Un ouvrage troublant dans lequel Jacqueline Harpman aborde des thèmes tels que la vie en communauté, l’intimité, l’absence de sexualité, la transmission du savoir et l’acceptation de la mort.

Quatrième de couverture : « A l’issue de quelle obscure catastrophe quarante femmes se trouvent-elles encagées dans une cave, sous la surveillance muette de gardiens impassibles ? Quelles lois régissent leur inéluctable survie, au rythme inintelligible de nuits et de jours artificiels, tandis qu’elles perdent peu à peu le souvenir de leur passé ? Quel hasard ou quel dessein ont jeté la narratrice encore enfant parmi ces adultes ? Elle est la seule à ne rien savoir, à ne rien se rappeler : c’est pourtant elle qui va réinventer le temps, la pensée, le désir. Donc la révolte, qui restitue l’estime de soi à l’esclave »

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A lire si :

– Vous aimez les histoires étranges qui apportent plus de questions que de réponses

Ne pas lire si : 

– Vous voulez connaitre le pourquoi du comment ?

– Vous révez d’un fin heureuse